Quatorze

 

" Désobéir " téléfilm fiction de Joël Santoni


 

Fiche technique

Réalisation : Joël Santoni
Scénario : Jean-Carol Larrivé, Joël Santoni et José-Alain Fralon, sur une idée originale de Martine Chicot
Origine : France, 2009
Durée : 1 h 40
Production : Panama Productions, 2008
Avec le soutien de : France 2, CNC, TV5 Monde, Aquitaine Images Cinéma, Conseil Régional d’Aquitaine, Conseil Général de la Gironde, Ville de Bordeaux, Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Tournage : août et septembre 2008 à Bordeaux, Pau et Oloron-Sainte-Marie.

  1899, César et Aristides ont 14 ans.
Bernard Le Coq est Aristides de Sousa Mendes. ©Panama Productions

« Désobéir » : ne pas se soumettre, enfreindre. Désobéir à la loi.
Un excellent outil d’enseignement pour étudier le début de la Seconde Guerre mondiale et l'instauration de l'État français par Pétain, au collège et au lycée.

En Europe, devant l’avancée des troupes du Reich, Bordeaux vit une arrivée massive de réfugiés. La France de 1940 est face à la défaite militaire, à l'exode des populations civiles, à la perte de ses repères culturels, religieux, civiques, patriotiques et à la peur du nazisme qui déferle sur le sol national et précipite l'Europe dans le chaos. Toutes les populations en danger (Juifs, républicains espagnols, communistes, réfugiés… « les indésirables »), souhaitent obtenir un visa pour le Portugal. Devant le consulat de Bordeaux, comme ailleurs en France, on fait la queue pour obtenir ce précieux sésame pour la liberté, pour la vie !
Les sympathies de Salazar, interprété par Paulo Matos, pour le nazisme l’inclinent à interdire à sa représentation diplomatique à l'étranger de délivrer ces fameux visas. Aristides de Sousa Mendes, consul de 1re classe du Portugal à Bordeaux, joué par Bernard le Coq, représente son pays, certes dirigé par un dictateur, Salazar, mais neutre au regard du conflit mondial. Il est chrétien, humaniste, mais aussi haut fonctionnaire, représentant d'un État auquel il doit, bien entendu, une obéissance sans réserve. Peut-il passer outre la circulaire no14 qui lui enjoint de refuser l'accès de son pays à ces pauvres gens et ainsi de les précipiter dans la mort alors que sa conscience l'oblige à désobéir à des ordres qui ne sont pas certes illégaux, mais immoraux et inhumains ? Il est payé pour obéir, pour être loyal… c'est ce que lui rappelle son 1er secrétaire, interprété par Roger Sousa.
Il appartient à une grande lignée de l'aristocratie portugaise, il est diplomate, père d'une nombreuse famille aux soins de laquelle il veille jalousement et pourrait faire prévaloir la fidélité à son pays. Il pourrait aussi mettre en sommeil cette morale chrétienne qui lui sert de boussole mais qui, par ailleurs, ne lui provoque aucun état d'âme quand il fréquente sa maîtresse, Andrée Cibial jouée par Émilie-Scarlett Moget, qui va lui donner un enfant. Il pourrait parfaitement camper sur cette position assez hypocritement confortable et décider de faire ce à quoi il a dédié sa vie d'agent de l'État et obéir aux ordres sans se poser toutes ces questions que les circonstances font naître.

Après une rencontre avec le rabbin Kruger, interprété par Frédéric Quiring, avec qui il disserte longuement sur le message de paix contenu dans le Talmud et l'Évangile, et après une réflexion personnelle qui fait blanchir prématurément ses cheveux, il décide pour lui-même, mais aussi pour sa famille d'être en accord avec sa conscience et va délivrer des visas à tous, à Bordeaux, à Bayonne puis à Hendaye. Après avoir délivré des visas en pleine connaissance de cause, il rentre chez lui au Portugal, bien décidé à affronter la justice de son pays. Il pense, légitimement que ce dictateur, par l'éducation chrétienne qu'il a reçue, ne pourra que partager son engagement. Mais il faudra attendre le retour laborieux à la démocratie pour que sa mémoire soit réhabilitée.

Ils furent nombreux ces hommes qui ont été confronté aux même choix qu'Aristides de Sousa Mendes. Ils furent peu nombreux à faire le choix d'Aristides de Sousa Mendes.

Critiques

« (…) ce téléfilm intègre intelligemment des images d’archives et a tout de même plus de souffle et de chair qu’un simple docu-fiction. »

Télérama

Distribution :

Bernard Le Coq - Aristides de Sousa Mendes, César de Sousa Mendes ; Paulo Matos - Salazar ; Roger Souza -José Seabra, secrétaire du consulat ; Nanou Garcia -Angelina de Sousa Mendes ; Lionel Lingelser -Pedro Nuno de Sousa Mendes, le fils ; Émilie-Scarlett Moget - Andrée Cibial ; Frédéric Quiring - le rabbin Kruger ; Frédéric Kneip - Pesao, l'homme de la PIDE ; Alain Raimond - le comte Tovar, secrétaire de Salazar ; Théodora Mytakis - Miny ; Christian Loustau - Neira Laporte, le Républicain espagnol ; Pascal Aubert - le patron de café ; Frédéric Bouchet - Faria Machado ; Sébastien Blanc - homme 1 de Pesao ; Jules Ferran - homme 2 de Pesao ; Roméo Chiron - Isaac l'enfant polonais ; Eric Bougnon - l'officier espagnol frontière ; Thierry Calas - le douanier espagnol ; et Jérôme Thibault ; Augustin Mulliez ; Jack Delbalat ; Stéphane Alvarez ; Jean-Marc Cochery ; Hervé Lacroix ; Philippe Crespeau ; Jean-François Toulouse ; Amandine Petit-Brisson ; Gauthier Battoue ; Jean Grigon ; Octave Pineau ; Juliette Belliard ; Salomé Ferran ; Océane Anadon ; Jeanne Maingot ; Iris Jacques ; Léna Ferran ; Valérie Ancel ; Gilles Herit ; Jean-Pierre Maurin ; Laurent Jindra ; Frédéric Foucault ; Nathaël Berthier ; Hubert Hazane ; Philippe Caulier ; Michael Appourchaux ; Alexandre Chouvalov ; Thierry Rémi ; Valentine Cohen ; Martine Amanieu ; Hélène Dedryvere ; Alice Renaud ; Michèle Dascain ; Marius Guillaud ; Norbert Attali ; Michel Théboeuf ; Carole Pierret ; Philippe Vendan-Borin ; Yves Revers ; Mételok ; Jean-Noël Pithon.

Jean-Claude Dauphin - le narrateur

Musique - Serge Franklin


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